Intercom Sena 30K : retour sur l’utilisation lors de notre roadtrip moto

Il n’est pas toujours facile de communiquer lors de sortie moto à deux ou plus.

Sur une même moto, cela donne souvent des sketchs à un stop ou un feu, à parler fort pour se faire comprendre. À plusieurs motos, n’en parlons pas… gestes, clignotant, warning, klaxon, appels de phare… tous les moyens sont bon pour essayer de faire comprendre aux autres qu’il faut faire une pause.

L’intercom répond à tous ces soucis, sans compter qu’il apporte également de nombreuses fonctionnalités bien sympathiques et ceux même quand on est seul !

Il est vrai qu’au début j’étais septique, je ne vais jamais entendre ce qui m’entoure, ça va me déconcentrer, … puis au final ma compagne a eu raison de me forcer à adopter un intercom.

Pourquoi le Sena 30K ?

Le Sena 30K se veut être un intercom haut de gamme et, pour avoir pris le temps d’étudier le marché des intercoms : Sena se place très bien en termes d’innovations notamment avec son système de communication « Mesh Intercom » mais également, offre de nombreux accessoires.

Je vous détaille tout cela dans la suite 😉

Le produit et les accessoires

On a choisi de prendre directement une boîte « Duo » mais sachez que vous pouvez en acheter de façon individuelle.

Une fois la boîte ouverte, nous retrouvons nos deux intercoms qui n’attendent qu’à être utilisés, et sous le premier étage de la boîte nous trouvons de nombreux accessoires ainsi que le Guide de démarrage rapide.

L’intercom est constitué de deux parties : le boitier et le socle. Ce dernier restera fixe sur le casque.

Tous les accessoires sont doublés, et nous retrouvons notamment les câbles USB pour recharger les intercoms, également un chargeur allume-cigare (utile pour les conducteurs de grosses routières), des housses pour les écouteurs, un micro filaire, un micro perche courte, des stickers, …

Sena n’est pas radins en accessoires !

Ayant un casque intégral, je décide d’utiliser le micro filaire que je collerai au niveau de la mentonnière. Pour cela, je dois changer le micro perche longue déjà branché sur le socle (la partie qui restera fixe sur le casque). Que ce soit les écouteurs ou le micro, tout est relié à l’aide de mini-prise Jack. C’est parfait en cas de micro ou écouteurs défectueux.

Pour finir, le socle propose deux prises supplémentaires, une prise jack si l’on souhaite brancher des écouteurs et une prise Auxiliaire. Je ne connais malheureusement pas l’utilité de cette dernière.

Une fois toutes les housses du casque retirées, il suffit de faire passer les câbles et de fixer les écouteurs et dans ce cas, le micro.

Le socle s’accroche avec un système de pince qui s’est plutôt bien adaptée sur nos deux casques : HJC RPHA 10 et Shoei GT-AIR.

À défaut, dans les accessoires est fourni un sticker 3M pour le coller au besoin plutôt que d’utiliser le système de pince.

C’est parti pour l’utilisation

Avant d’aller plus loin, j’aimerai vous expliquez le contexte de notre utilisation. Nous l’avons utilisé tous les jours lors de notre roadtrip moto durant 10 jours. Nous étions à deux motos et de temps en temps sur la même moto.

Après avoir parcouru le guide de démarrage rapide, on se rend compte qu’il va falloir s’habituer à l’utiliser. Il n’y a pas beaucoup de boutons mais ils font tous des choses différentes et surtout, il y a des combinaisons. Des fois, il faut appuyer longtemps pour certaines actions et des fois, non.

La prise en main n’est pas forcément aisée mais une fois les habitudes prises c’est simple comme bonjour.

La communication

Les intercoms communiquent à l’aide du système « Mesh Intercom », une technologie développée par Sena.

Ce système permet dès son activation d’être relié aux autres intercoms possédant ce système et ceux, jusqu’à 15 intercoms sur une portée annoncée de 2 km.

Il existe également un mode privé qui permet de se relier qu’aux intercoms que l’on souhaite.

Quoi qu’il en soit, l’association se fait très rapidement et de façon aisée.

La qualité sonore est excellente en sachant que le volume s’adapte bien entendu automatiquement en fonction du bruit extérieur (vent, moteur, …). Nos échanges sont clairs et les bruits indésirables sont filtrés.

En ce qui concerne la portée, Sena annonce une portée de 2 km en « Mesh Intercom » sur terrain dégagé. Il a été difficile de tester cette portée mais généralement nous étions toujours en communication même avec deux ou trois virages d’écarts.

À noter que de temps à autres nous avions des sortes d’interférences qui nous empêcher de bien communiquer, cependant en éteignant le Mesh et rallumant cela re-fonctionné.

Les intercoms proposent également une liaison par Bluetooth plutôt que Mesh. Ce mode permet notamment de se connecter à d’autres intercoms Sena ou d’autres marques.

Nous n’avons pu tester ce fonctionnement mais c’est un point fort intéressant.

Connexion Bluetooth sur son téléphone

L’intercom peut être relié par Bluetooth à son téléphone, permettant ainsi d’écouter une navigation GPS ou de la musique mais également de contrôler son téléphone sans les mains.

Il est possible en appuyant sur un bouton de l’intercom de lancer l’assistant vocal de son téléphone.

On peut ainsi demander d’envoyer un SMS ou n’importe quoi d’autre.

Cela offre également la possibilité d’utiliser l’application fournie par Sena pour configurer son intercom. Très pratique et surtout, de nombreuses configurations supplémentaires sont offertes.

À noter, que la connexion Bluetooth activé consomme la batterie, sur notre essai nous avons constaté entre une à deux heures d’autonomie en moins.

Côté autonomie

On en parlait juste avant mais globalement l’autonomie des intercoms est malgré tout assez importante. Nous comptions environ 7 à 8 heures d’autonomie.

De plus, Sena l’annonçait mais il y a un système de charge rapide. Il suffit d’une heure et demie pour une charge complète, et de seulement 30 minutes pour une charge à 50%.

Très confortable quand on ne peut brancher son intercom à la moto.

Quelques petits défauts

Il est difficile de lui trouver des défauts hormis les quelques petits dysfonctionnements rares que nous avons eu : notamment les interférences mais également quelques soucis au niveau du volume des instructions sonores.

À chaque action sur le boitier, une voix indique par exemple l’allumage de la radio FM, nous n’avons pas trouvé comment régler le son de cette voix et à la fin de notre roadtrip le son de celles-ci était très bas.

Au passage la voix est en anglais et seulement en anglais… Dommage.

L’intercom propose un système de reconnaissance vocal permettant d’activer des fonctionnalités à l’aide de la voix. Pour cela, il suffit de dire « Hello Sena » et ensuite dire son instruction.

Malheureusement le système de reconnaissance s’activer sans dire les mots clés, coupant ainsi notre conversation.

Je pense que cela est lié à la jeunesse du produit qui sans aucun doute sera corrigé prochainement.

Effectivement, Sena a prévu un système pour mettre à jour le logiciel interne du boitier.

Pour finir, lorsque l’on pose son casque, le socle de l’intercom est en contact avec la surface sur lequel le casque est posé et il n’y pas de protection de prévue. Un de nos deux socles s’est retrouvé égratigné pourtant nous faisions attention.

Conclusion

Cet intercom devient vite un indispensable, de par son utilisation simple et son fonctionnement.

Malgré ces petits défauts, je ne peux que recommandé cet intercom qui est un véritable atout lors de sortie moto et qui fait de lui un très bon produit. Il m’a définitivement convaincu sur l’usage d’un intercom en moto.

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3 réflexions sur « Intercom Sena 30K : retour sur l’utilisation lors de notre roadtrip moto »

  1. A savoir que son interface de reglage est pénible avec la lecture vocale des commandes. Le système rotatif est si precis qu’on a vite fait de se retaper 3x l’intégrale de lecture des menus.

    A ce prix et vu l’usage… les chinois font nettement mieux… pour 10x moins cher.

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